Prendre la tête et pousser la montagne

Conception et direction : Virginie Lacroix

distribution

Avec les étudiants du CRR de Caen : Emilie Brown, Alix Daniel, Zoé Gallon, Bastien Huet, Loann Leparmentier, Manon Queudeville, Samuel Robert, Mina Samson, Aubéri Sanson, Matéo Saule, Mathilde Le Quang Soulié.

Création Lumière : Olivier Allemagne

D’après : Le Kung-Fu, Nkenguégi, Acteur de l’écriture, Les Inepties volantes, Le Socle des vertiges, Et Dieu ne pesait pas lourd, et des entretiens parus dans la revue Théâtre Public, de Dieudonné Niangouna

Sur ces morceaux choisis ensemble,
On traverse au pas de course le fleuve de l’écriture,
On s’arrête sous le choc d’une fulgurance qui frappe à la tête et au cœur notre jeunesse, notre Histoire, notre colère et notre désir de révolte face à ce monde complexe et furieux.
On cherche en improvisant quelque mouvement tendu et doux qui nous suspende au-dessus du tumulte.
Puis on replonge happés par l’urgence de dire, de crier, de rire, et on danse.
Réunis-séparés.
« Le temps est maladroit dans le corps du voyageur…
C’est très court la vie, en fait. »
Bonga !

Virginie Lacroix

Je voulais que la parole soit du sang qui détermine le conduit des veines.
Je voulais que la parole puisse établir le lien entre l’esprit, l’imagination, et l’acte.
Que la parole soit la seule chose qui ne se déteint pas à l’ombre des saisons ou à la lumière des équinoxes.
Que la parole reste une promesse
Et qui jamais ne se retire.
Quelque chose d’infranchissable.
Un bouillon sauvage de sens,
Pour qu’il n’y en ai pas un, de sens
Mais que la parole soit le bouillon, simplement le bouillon des essences.
Voilà pourquoi suis venu au théâtre.

Dieudonné Niangouna – Le Kung-Fu