Le iench

Texte et mise en scène Eva Doumbia

Pour ceux qui n’ont pas fait verlan LV1, « iench » ça veut dire chien. Et avoir un chien, c’est le rêve du jeune Drissa, 11 ans. Un rêve de normalité, d’appartenance, de famille idéale, blanche et blonde. Pourquoi ne pourrait-il pas en être ? C’est sa question, lancinante. Pourquoi sa soeur, Ramata, se sent-elle obligée de raser ses cheveux crépus ? Comment être pareil quand on est autre ? Un jour la route de Drissa croise celle de la police. Il disparaît. Révolte et inquiétude. Eva Doumbia avait le projet d’une pièce sur une certaine idée de la famille comme on ne la voit pas souvent représentée sur les plateaux de théâtre. Mais l’écriture s’est heurtée à la réalité de la mort d’Adama Traoré et à la longue liste des violences policières qui ont cours en France et dans le monde. Le théâtre a alors renoué avec sa vocation d’exutoire pour que ceux qui ont des rêves de iench ne soient pas victimes d’une chienne de vie.

distribution

Avec Fargass Assandé, Nabil Abdelkader Berrehil , Fabien Aissa Busetta, Salimata Kamaté, Nelson Rafael Madel, Séphora Pondi, Souleymane Sylla, Fatou Malsert, Frederico Semedo

Scénographie Aurélie Lemaignen
Lumières Pascale Bongiovanni
Musique Lionel Elian
Chorégraphie Kettly Noël
Collaboration artistique Fabien Aïssa Busetta
Régie générale Loïc Jouanjan

Production déléguée CDN de Normandie-Rouen
Coproduction La Part du Pauvre/Nana Triban, Artcena, La Comédie de Saint Etienne, Les Producteurs Associés de Normandie (Centre dramatique national de Normandie–Rouen, Le Préau, Vire Centre dramatique de Normandie–Vire, La Comédie de Caen CDN de Normandie, Le Trident Scène nationale de Cherbourg-en Cotentin, DSN Dieppe Scène Nationale, Le Tangram Scène Nationale d’Evreux Louviers) avec le soutien des écoles JTN, FIJAD et DIESE.

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