Splash

Mathilde Melek An, Émilie Breux,
documentation Céline Duval,
Maude Maris, Shana Moulton

Commissariat Romuald Jandolo


Du 11/05/2021 au 09/07/2021

Théâtre d’Hérouville
Ouverture publique à partir du mercredi 19 mai.
Du lundi au vendredi de 14h à 18h, et les jours de représentation.

Performance de Marianne Dupain et Paul Lepetit
Mardi 22 juin à 18h30 au Théâtre d’Hérouville
Entrée libre sur réservation au 02 31 46 27 29

C’est une épopée au cœur d’un bleu spectral entre immersion et émersion que nous vous proposons. Lors de ce voyage, il ne s’agit plus de suivre le chant de la sirène, mais de savoir quelle substance hallucinogène nous avons pris pour la retrouver à demi-nue sous l’eau.

Entre suspensions et contrepoids, transparences et recouvrements, limites et confrontations, le motif de l’eau est au cœur de cette exposition. Les corps agissent tels des membres fantômes qui composent le décor. Ils sont piégés mais mouvant dans cette substance chimique enveloppante. Le maquillage dégouline jusqu’à finir par disparaître dans les méandres de la canalisation.

Splash est une onomatopée désignant un saut à l’eau ou une explosion rapide et brutale libérant une énergie. Ce mot que l’on retrouve fréquemment dans la bande dessinée est aussi utilisé par le peintre David Hockney en 1966, lorsqu’il peint sa toile The Splash, œuvre représentant une piscine avec plongeoir et des éclaboussures, saisissant le moment juste après que le plongeur a pénétré l’eau de la piscine.

Au vu de la situation actuelle, cette exposition aurait pu s’appeler Traversée en eau claire dans une piscine peinte en noir de Cookie Mueller (1900). Cette figure incontournable de l’underground new-yorkais et égérie de John Waters nous plonge dans un road movie sous LSD.

À la façon d’une Cookie Mueller, cinq artistes nous racontent des histoires chlorées et parfois même des bobards qui ne manquent pas de sel, c’est selon. L’exposition Splash s’applique à raconter une archéologie du « maillot qui gratte », une archéologie subversive sûrement, une archéologie mythologique parfois, une archéologie remplie d’oxygène, peut-être même un paradis perdu.

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