SPAGHETTI'S CLUB
Sur des thèmes de Giordano Bruno, John Cage, Lewis Carroll,
Georg Christoph Lichtenberg
un spectacle de Jean Lambert-wild & Jean-Luc Therminarias
CRÉATION EN 2002
POUR MÉMOIRE
Spaghetti's Club est un projet à long terme qui fut mené à l'initiative de Jean-Luc Therminarias et de Jean Lambert-wild. "La Conclusion" est le résultat de 6 étapes d'écriture qui se sont déroulées dans 6 villes de France et du monde, et auxquelles ont participé chaque fois différents intervenants (comédiens, musiciens...).
Les "points de vue" recueillis ont permis à Jean-Luc Therminarias et à Jean Lambert-wild d'élaborer la structure narrative de "La Conclusion" en intégrant artistiquement et techniquement des expérimentations, vocales, instrumentales (les compositions d'Ali N. Askin, l'arbre sonore de Florent Haladjian) et scénographiques (vidéos, systèmes informatiques Ad Herennium, lumières...).
La narration de Spaghetti's Club - La Conclusion tourne autour d'un fait divers, celui d'un homme, Richard R. (David Moss), qui assassina sa femme Ferrari R. (Benedicte Debilly) le 3 juin 1995 pour une curieuse histoire de pâtes trop cuites.
Pendant son arrestation puis son
incarcération et en attendant son jugement, Richard R. eut tout le
temps d'analyser et de méditer l'alchimie d'une vie dont l'émulsion fut
le meurtre de son épouse.
Quatre personnages (Giordano Bruno, Georg Christoph Lichtenberg, Lewis Carroll, John Cage) vivant à quatre époques différentes, bien qu'ils ne soient pas des assassins, se partagent les composants de cette alchimie, dont les plus importants sont l'Art de la mémoire, la perception micro et macroscopique, l'amour des pâtes, le hasard, les champignons, l'humour géométrique, et la constance d'une double vie.
Les "points de vue" de ces quatre personnages sur cet acte absurde que commit le 3 juin 1995 Richard R. en assassinant Ferrari R. constituent l'architecture de la narration de Spaghetti's Club - La Conclusion. C'est une discussion entre Richard R. en attente de son jugement et ces multiples points de vue que transcrivent les voix du stryge de Ferrari, l'Ombre de Richard (Eric Houzelot) et le French Letterman (Stéphane Pelliccia).