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Sur des thèmes de Giordano Bruno, John Cage, Lewis Carroll,
Georg Christoph Lichtenberg
Un spectacle de Jean Lambert-wild & Jean-Luc Therminarias
CRÉATION EN 2002
POUR MÉMOIRE
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Un spectacle de Jean-Luc Therminarias et Jean Lambert-wild Sur des thèmes de Giordano Bruno, John Cage, Lewis Carroll, Georg Christoph Lichtenberg
Musique Jean-Luc Therminarias, Ali N. Askin Texte et direction Jean Lambert-wild
Lumière Renaud Lagier Costumes Françoise Luro Image vidéo Ersellia Ferron
Sampler et synthétiseur Ali N. Askin Arbre sonore Florent Haladjian
Extrême vocaliste David Moss Voix Bénédicte Debilly, Eric Houzelot, Stéphane Pelliccia Son Christophe Farion Interface sonore Laurent Pottier
Interface vidéo Jeremy Bernstein Cellule technologique système Ad Herennium Université de Technologie Belfort Montbéliard, laboratoire des systèmes et transports - groupe systèmes multi-agents Enseignants-chercheurs Abder Koukam, Vincent Hilaire Etudiant UTBM Christopher Walker Logiciel 3D temps réel interactif "AAASeed" Emmanuel Mâa Berriet
Régisseur général Thierry Opigez Régisseur lumière David Marze Chef constructeur Thierry Varenne Maquilleuse Catherine Saint-Sever Constructeurs Giovanni Parisse, Marc Terrier Serruriers Gilles Simon Perret, Yves Simon Perret Couturières Sandrine Mourot, Hélène Oliva
Production déléguée Le Granit – Scène nationale de Belfort
Coproduction 326, Le Granit – Scène nationale de Belfort, MC 93 Bobigny – Maison de la Culture de la Seine-Saint-Denis, La Filature – Scène nationale de Mulhouse, le CDDB-Théâtre de Lorient, l'Opéra Théâtre de Besançon, le GMEM – Centre national de création musicale de Marseille, Université de Technologie Belfort-Montbéliard (UTBM) laboratoire des systèmes et transports
Avec le soutien de la Spedidam et du Dicream
Avec le soutien pour la réalisation des Etapes de la Convention AFAA – Conseil régional de Franche-Comté, de CRIS/Chantier contemporain, de l'Odéon - Théâtre de l'Europe, du Théâtre de l'Armée bulgare, de l'Institut français - centre culturel et de coopération de Sofia, de la Villa Médicis hors les murs, du Bureau du Théâtre à Berlin, de LXSolutions, de La Graine
Spaghetti's Club est un projet à long terme qui fut mené à l'initiative de Jean-Luc Therminarias et de Jean Lambert-wild. "La Conclusion" est le résultat de 6 étapes d'écriture qui se sont déroulées dans 6 villes de France et du monde, et auxquelles ont participé chaque fois différents intervenants (comédiens, musiciens...).
Les "points de vue" recueillis ont permis à Jean-Luc Therminarias et à Jean Lambert-wild d'élaborer la structure narrative de "La Conclusion" en intégrant artistiquement et techniquement des expérimentations, vocales, instrumentales (les compositions d'Ali N. Askin, l'arbre sonore de Florent Haladjian) et scénographiques (vidéos, systèmes informatiques Ad Herennium, lumières...).
La narration de Spaghetti's Club - La Conclusion tourne autour d'un fait divers, celui d'un homme, Richard R. (David Moss), qui assassina sa femme Ferrari R. (Benedicte Debilly) le 3 juin 1995 pour une curieuse histoire de pâtes trop cuites. Pendant son arrestation puis son
incarcération et en attendant son jugement, Richard R. eut tout le
temps d'analyser et de méditer l'alchimie d'une vie dont l'émulsion fut
le meurtre de son épouse.
Quatre personnages (Giordano Bruno, Georg Christoph Lichtenberg, Lewis Carroll, John Cage) vivant à quatre époques différentes, bien qu'ils ne soient pas des assassins, se partagent les composants de cette alchimie, dont les plus importants sont l'Art de la mémoire, la perception micro et macroscopique, l'amour des pâtes, le hasard, les champignons, l'humour géométrique, et la constance d'une double vie.
Les "points de vue" de ces quatre personnages sur cet acte absurde que commit le 3 juin 1995 Richard R. en assassinant Ferrari R. constituent l'architecture de la narration de Spaghetti's Club - La Conclusion. C'est une discussion entre Richard R. en attente de son jugement et ces multiples points de vue que transcrivent les voix du stryge de Ferrari, l'Ombre de Richard (Eric Houzelot) et le French Letterman (Stéphane Pelliccia).
Extraits de presse
"Le turbulent metteur en scène Jean Lambert-wild travaille en binôme avec le compositeur Jean-Luc Therminarias. Ensemble ils inventent Spaghetti's Club, une forme opératique autour d'un fait divers. Richard R. assassine sa femme, Ferrari R., pour une curieuse histoire de pâtes trop cuites. L'occasion rêvée pour ces deux érudits iconoclastes et taquins de convoquer Giordano Bruno, Christoph Lichtenberg, Lewis Caroll et John Cage." (Théâtres, octobre-novembre 2002)
"Spaghetti's Club n'est pas à spectacle à clés : elles sont bien trop nombreuses et complexes pour qu'on puisse toutes les déchiffrer. Il s'apparente plutôt à un opéra (...). Le dispositif scénique est extrêmement sophistiqué. L'informatique y tient une place centrale, à travers des projections lumineuses qui évoquent un oscillographe de laboratoire et surtout un mur quadrillé, à la fois graphique et réel, qui occupe tout le fond de scène. Dans la grande salle de la MC93, les spectateurs sont happés dans un univers lumineux et sonore qui ne ressemble à rien de connu, embarqués dans une recherche formelle et magique, dont on ressort littéralement impressionné, à la manière d'une pellicule photo." (René Solis, Libération, 9-10 novembre 2002)
"Spaghetti's Club est le trajet du condamné à mort de sa cellule à la chaise électrique. Le trajet dans l'imaginaire où s'entrechoquent les voix de sa femme, du chœur, de Cage, Lichtenberg, Bruno ou Caroll. Un imaginaire secoué de décharges électriques. (...) Outre la vitalité et l'inventivité qui caractérisent le binôme Therminarias/Lambert-wild, le plus frappant dans leur démarche artistique est la gaieté qu'ils emploient à mettre les pieds dans le plat et à affirmer un désir poétique qui engloberait une nouvelle narration dans laquelle se fondraient le texte et la musique." (Hervé Pons, Mouvement, novembre-décembre 2002)
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