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D'après des extraits de textes du Marquis de Sade
Une fable de Jean Lambert-wild, Stéphane Blanquet et Jean-Rémy Guédon

CREATION EN MARS 2006
POUR MEMOIRE

Compositeur Jean-Rémy Guédon

Chanteuse-comédienne Elise Caron

Musiciens de l'ensemble Archimusic : Jean-Pierre Arnaud (hautbois, cor anglais), Nicolas Fargeix (clarinette), Nicolas Genest (trompette), Jean-Rémy Guédon (saxophone), Carol Mundinger (clarinette basse), David Pouradier-Duteil (batterie), Yves Rousseau (contrebasse), Bruno Rousselet (basson)

Metteur en scène Jean Lambert-wild

Scénographe Stéphane Blanquet

Concepteur lumière Renaud Lagier

Production Archimusic
Coproduction L'Allan - Scène nationale de Montbéliard, Le Granit - Scène nationale de Belfort, Coopérative 326




"Donner à entendre Sade en chansons. Telle est la folle ambition et la démesure de Sade Songs. Qui à la lecture des Cent vingt journées de Sodome n'a été frappé par la déraison du marquis à décrire l'horreur ? Cette aspiration des bourreaux à mettre en scène leur respectabilité à travers l'abject n'est pas sans faire écho aux observations d'un Jorge Semprun ou d'un Primo Lévi. Pourtant, comme les surréalistes, je rêve de réhabiliter l'homme. Celui, qui, à la lecture assidue de ses œuvres, m'est apparu en regard du peu que sa réputation sulfureuse me le laissait entrevoir. Je souhaite mettre en lumière la profondeur et la solitude abyssale d'un être humain amoureux fou de sa liberté d'écrire et de penser. Une personnalité à laquelle tout compositeur, qui plus est de jazz, ne peut rester insensible."
Jean-Rémy Guédon

"Un soir, au bord d'un bois... Il était une fois un marquis, que ses amours légendaires avaient forcé à se réfugier au plus profond d'un bois. On racontait qu'il s'accouplait avec les bêtes aussi bien qu'avec les hommes. D'autres disaient que, révolté de la sottise, de la veulerie et des mensonges de notre monde, il était devenu le chef d'une bande de brigands sanguinaires qui ne détestaient pas accompagner leur festin d'un jarret de curé. Quelques-uns prétendaient l'avoir vu hurler avec les loups. Ce qui est sûr, c'est qu'à chaque pleine lune, une complainte serpentait entre les arbres et venait enflammer les oreilles craintives qui, rassemblées autour de l'âtre, tremblaient."
Jean Lambert-wild

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