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D'après Joséphine la cantatrice ou le peuple des souris de Franz Kafka
Un spectacle de Jean Lambert-wild
PRODUCTION 2009 DE LA COMEDIE DE CAEN EN TOURNEE SCENE NOMADE
le 6 octobre 2009 à 19h - Association de quartier du Bois d'Hérouville Saint-Clair (Ecole Freinet) le 7 octobre 2009 à 20h30 - Château d'Orival à Reviers le 8 octobre 2009 à 15h - Centre socio-culturel de la Guérinière à Caen
le 9 octobre 2009 à 20h30 - Ville d'Authie (Salle des fêtes) le 14 octobre 2009 à 20h - Association des habitants du quartier de la Grande Delle
le 15 octobre 2009 à 20h30 - Studio 50, Cie Awama à Caen le 16 octobre 2009 à 20h30 - Studio 50, Cie Awama à Caen le 17 octobre 2009 à 20h30 - Studio 50, Cie Awama à Caen
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Adapté et égrainé par Jean Lambert-wild et Ibrahim Soumano Avec Odile Sankara
Production déléguée Comédie de Caen - Centre Dramatique National de Normandie
Cette histoire me rappelle Mousso Koura Rafant qui, chaque fois que tout le village dormait, allait se mettre sous l'arbre à palabres avec son N'goni. Solitairement, il jouait jusqu'à l'aube et il se trouvait toujours une poignée d'insomniaques pour prêter une oreille distraite puis attentive à ses poèmes ; et finir par y trouver refuge.
Ce récit inspiré du texte de Kafka est un rendez-vous pour égrainer l'Histoire. Et égrainer l'Histoire, c'est aussi m'appuyer sur le socle des valeurs qui fondent mon existence. Ces valeurs, je les ai acquises grâce à mes prédécesseurs, ces grands hommes et femmes d'Afrique, vivants ou morts, à qui je rends hommage. Je ne les citerai pas car j'ignore certains. Il y a ceux qui se sont illustrés à travers leur charisme, les autres par des actions posées et il y a ceux qui ont œuvré dans l'ombre. Tous ont tracé des signes qui demeurent à jamais sous l'arbre géant animé du feu de la parole. Au fond de la case, ils m'ont enseigné les valeurs d'intégrité, d'humanité et de respect de la vie... Quitter la mort pour créer la vie. Kafka nous le rappelle en ces termes : "... nous possédons des traditions ; le chant existait, des légendes en parlent et même des chansons ont été conservées mais personne ne sait plus chanter." Faire revenir les aimés, les perdus, ceux qui ne reviendront pas. Faire mourir de bon les fantômes de l'enfance. Je veux rire, chanter, danser hurler et pleurer."
Odile Sankara
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