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Première Mélopée - Un discours de Sereburã, accompagné d'un rêve de Waëhipo junior et des mythes de la communauté Xavante d'Etênhiritipa
Création en juillet 2005
Création au Château de Saumane - Festival d'Avignon 2005

Les Xavante rappellent avec force la nécessité vitale d'une harmonie entre l'homme et le cosmos ; c'est le discours de Sereburã. Jean Lambert-wild et son équipe tentent dans un esprit de coopération et de réflexion d'inventer, d'expérimenter de nouvelles associations esthétiques, dont les connexions bouleverseront le cadre habituel des conventions de narration et de représentation ; c'est le rêve de Waëhipo Junior.
Lors de ses premières rencontres avec la communauté Xavante, il est progressivement apparu fondamental à Jean Lambert-wild de faire connaître et vivre les valeurs des Xavante en Occident ; de transmettre, dans une rencontre artistique commune et riche en confrontation poétique, ce que les Xavante rappellent : la mémoire d'une harmonie ancienne entre l'homme et le cosmos, le fait qu'il n'y a pas d'existence possible sans l'instauration d'un rapport vivant aux autres et au monde‚ un rapport de création et non de destruction.
Dans Mue, Jean Lambert-wild restitue leurs paroles.

Distribution
Voix et caractères Josimar Ruruiwe Xavante, Paulo Francisco Supretaprã, Reginaldo Waramwi Xavante, Roberto Tewewaritserebura Waripo Marino Xavante, Bénédicte Debilly/Odile Sankara, Jacqueline Humbert, Marc Le Glatin, Laure Wolf
Percussionniste Jean-François Oliver
Voix électronique Stéphane Pelliccia
Texte et direction Jean Lambert-wild
Musique Jean-Luc Therminarias
Lumières Renaud Lagier
Costumes Françoise Luro
Réalisation costumes Céline Marin
Couturière Hélène Oliva
Maquilleuse - habilleuse Catherine Saint-Sever
Régisseur général Franck Besson
Chef constructeur Thierry Varenne
Effets spéciaux Jean-Daniel Corbet
Son Christophe Farion
Interface sonore et développement du programme RETES Léopold Frey
Electriciens Hervé Peyrard, Fréderic Maire
Constructeur Marc Terrier
Peintres décorateurs Charles Rios, Pierre Lanoue
Réalisation vidéo Emmanuel Mâa Berriet
Reportage vidéo pour la reprise à l'Aldeia Xavante Caïmi Xavante
Assistante Aurélia Marin
Coordinatrices de production au Brésil Julia Gomes, Cristina Floria
Contextualisation culturelle et coordination de production à l'Aldeia Xavante Cristina Floria, Paulo Supretaprã
Traducteurs Luciano Loprete, Matthew Muhm
Automobilista Raivaldo de Oliveira da Silva
Cuisinier Sylvain Bèche

Production déléguée Comédie de Caen - Centre dramatique national de Normandie

Coproduction Coopérative 326, Granit - Scène nationale de Belfort, Festival d'Avignon 2005, CDDB - Théâtre de Lorient, La Halle aux Grains - Scène nationale Blois, le GMEM, Centre national de création musicale de Marseille, ARS NUMERICA, Université de Technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM) Laboratoire Systèmes et Transports, CCAS, Théâtre national de Bretagne

Avec le soutien du Consulat de France de São Paulo, des SESC de São Paulo, du Consulat de France de Rio de Janeiro, de Riocenacontemporânea Festival, de la convention AFAA, DRAC, Région Franche-Comté, du programme de promotion et diffusion des écritures contemporaines "Tintas Frescas" en Amérique Latine, de Brésil-Brésils (année du Brésil en France 2005), du Conseil régional de Franche-Comté, de Lxsolutions, de la DICREAM, de la SPEDIDAM et de la FUNAI

En compagnie de l'ADAMI

Remerciements à la Communauté Xavante de l'Aldeia de Pimentel Barbosa, au Conseil général de Vaucluse, à la Communauté de communes des Pays de Sorgues et des Monts de Vaucluse, à la commune de Saumane et à ses habitants.

Extraits Presse

"Une nuit, un rêve avait dit à Lambert-wild qu'il devait aller au Brésil. Le lendemain, il a pris une carte, fermé les yeux et mis le doigt sur un point du vaste pays. Et il y est allé. Ce qu'il en rapporte souffle qu'il est bon, parfois, de suivre la voix des songes. L'endroit pointé sur la carte était la terre des Xavante, une communauté indienne vivant dans l'Etat du Mato Grosso. Chaque jour, au lever et au coucher du soleil, les hommes se réunissent en cercle pour le Warã, un conseil où sont prises les décisions, au cours d'un rituel.
Nous voilà donc, nous aussi, en cercle autour d'un monticule de terre rouge, où s'asseyent, en cercle eux aussi, cinq Xavante et trois Françaises. À ces cercles s'ajoute celui des micros disposés dans les arbres. Ce dispositif, minimal mais sophistiqué, laisse libre d'imaginer qu'on est ailleurs, comme nous le dit Mue Première Mélopée. C'est un texte chanté, bercé par les mythes des Xavante, qui suggèrent une autre façon d'être sous le ciel, de se vivre homme sur terre. Tout est simple et profond, comme dans les contes. Alors, on rêve, on regarde les étoiles, on respire. L'air est doux, les sons de Therminarias l'accompagnent. C'est peu, et beaucoup : une nuit où l'arc des songes joint deux continents." (Brigitte Salino, Le Monde, 16 juillet 2005)


"L'effet est troublant et envoûtant. Pas d'exotisme ni de paillettes pour Année du Brésil, mais, sous le ciel incrusté d'étoiles, la magie d'un chant profond reliant intimement chaque spectateur au cosmos. Plus que d'un spectacle au sens traditionnel du terme, il s'agit d'une cérémonie. Elle n'a rien de religieux. Elle n'en distille pas moins un sentiment puissant de communion et d'échange entre des univers, entre des cultures par-delà l'espace et le temps. On est «ailleurs», au loin, très loin. Perdu aux frontières de la réalité et du songe." (Didier Méreuze, La Croix, 19 juillet 2005))


"Dans la longue odyssée d'Avignon à travers les calamités, Mue, joué au château de Saumane, dans la Provence profonde, nous offre un moment d'accalmie, un parfait contre-exemple de cette obsession du désespoir : il y va de la présentation d'un mythe fondateur pour mieux comprendre non pas tant la nature de l'homme que sa place dans l'univers. (…) L'interculturalisme est mis en pratique. Beaucoup de tact, de retenue, d'élégance et de probité dans cette délicate coopération, sans voyeurisme ni condescendance. (…) Aucun spectacle, à Avignon cette semaine-là, ne renouvelle autant l'art de la mise en scène, ne pose les questions brûlantes avec une telle énergie." (Théâtre/Public)


"Loin de la polémique qui s'est emparée du festival officiel cette année, Jean Lambert-wild et la Coopérative 326 s'étaient établis au château de Saumane, un lieu magique assez éloigné de la ville. Avec cinq Xavante, ils ont offert aux spectateurs troublés un moment de rêve, de calme, de douceur et de beauté comme on les espère toujours et les rencontre rarement." (Angers Femmes)




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