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Du griot au slammeur
Le dimanche 21 décembre à 17h00 Entrée libre.
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Un projet de la Fondation de Royaumont
Avec Dgiz, slam / Lazare, poète, acteur / Benjamin Colin, performer, percussions / Madou-blax, slam, rap / Rabzax, slam, rap / Médéric Collignon, bugle, trompette, pocket trumpet, électronique, voix… / Guillaume Orti, saxophone / Lassy King Massassy, slam, rap / Blackis, slam, rap / Nampe Sadio, chant mandingue / Soumaïla Diakité, sokou / Samba Diabate, n'goni / Adama Diarra, balafon
Quel prodige artistique peut-il résulter d'une rencontre entre poètes européens des villes et griots maliens gardiens de la tradition ? Les uns pratiquent le slam ("la claque" en argot américain), le rap, le sketch. Les autres veillent sur la cohésion de la communauté, en content les événements, en interpellent ou louangent les membres. Les uns parlent français ou kabyle, les autres mandingue, bambara ou soninké.
"Le lien entre ces deux mondes artistiques, c'est la parole", explique Frédéric Deval, responsable des musiques orales et improvisées de la fondation Royaumont, partenaire de l'événement. C'est lui qui a convoqué les artistes.
"En France ou au Mali, à Paris, dans le 9-3 ou à Bamako, les formes orales chantées, rappées ou improvisées sont les mêmes. Il y a énormément de coïncidences entre le griot et le slammeur : tous deux convoquent une poésie de l'instant porteuse d'une histoire et similaire dans sa forme narrative" (Dgiz).
Au terme de ce travail effectué en résidence à Bamako puis à Royaumont, où chacun a investi sa richesse et son identité au service d'une communauté, c'est à la Comédie de Caen que les artistes présentent cette aventure musicale et humaine.
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