Anna Ventura réveille La Pavlova à travers un héritage artistique et les technologies de l'image. Un nouveau regard est porté sur la légendaire Mort du Cygne, jadis interprétée par Anna Pavlova. Le romantisme se transforme en sensualité, la pureté en volupté. Le tragique laisse place à la magie de la rêverie. Reste l'intensité et la fascination, la sublimation du corps à travers une chorégraphie qui transcende le mouvement, la forme et la chair. On oscille entre souvenirs et métamorphoses, hommage et critique. Une œuvre qui se rit des conventions, s'amuse avec le prosaïsme, joue avec les topiques. Anna Ventura évolue à la fois sur la scène et en arrière-plan par le biais d'images projetées. Multi-facettes omniprésentes, Anna Ventura se décline, se démultiplie, nous livrant son talent sans retenue, avec force et passion. Arabesques et volutes s'enchaînent et se mêlent aux œuvres d'artistes plasticiens sur fond de musique électronique. La mort du cygne transparaît au travers de figures insolites et atmosphériques. Une invitation à la réflexion et à la rêverie…