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Jeu de regard pour actrice, scaphandre autonome et installation sonore
Création en juillet 2003
Comédie de Caen Théâtre d'Hérouville
Du mercredi 13 au samedi 30 mai
Spectacle à 20h30 sauf les mercredis et jeudis à 19h30.
Durée : 1 heure.

Sous un scaphandre, rêve d'étanchéité contre les agressions intérieures et extérieures, un être à vif dérive au gré de dangers réels ou imaginés.

Quelques mètres carrés, une chambre d'hôpital cernée par des rangées de spectateurs, un lit nourricier. Une actrice-scaphandrier accompagnée d'un Chœur chante le doux découragement et l'heureuse aspiration d'être au monde.

Relié à son lit par un tuyau vital, cordon ombilical où circulent sons, air et fluides, ce scaphandrier raconte le monde qu'il a perdu et celui qu'il ne peut aujourd'hui appréhender.
Crise de Nerfs – Parlez-moi d'amour oppose la lutte perpétuelle d'une existence à mener et l'insatiable besoin de mots d'amour.

« Je cultive l'humour du désespoir » dit Jean Lambert-wild. « Traverser en scaphandre cette vallée de larmes, c'est déjà un bon moyen de s'en sortir… ».
Distribution

Avec Laure Wolf, Bénédicte Debilly
Thermifrozen Chorus Jean-Louis Clot, Isabelle Godard, Stéphane Jais, Hélène Mahieu, Philippe Massa, Stéphane Pelliccia, Céline Pitavy, Nathalie Pochic


Texte et direction : Jean Lambert-wild
Musique : Jean-Luc Therminarias
Lumière : Renaud Lagier
Costumes : Françoise Luro
Coordination du scaphandre marsyas : Thomas Jaeggi, Jean-Daniel Corbet

Régie scaphandre, direction technique : Franck Besson
Régie générale, chef constructeur : Thierry Varenne
Régie plateau, constructeur : Marc Terrier
Son : Christophe Farion
Interface sonore : Laurent Pottier, Léopold Frey

Constructeur : Thierry Lerat
Régisseurs lumière : David Marze, Frédéric Maire
Enseignants - chercheurs UTBM : Abder Koukam, Vincent Hilaire
Assistante : Aurélia Marin

Production déléguée Comédie de Caen - Centre dramatique national de Normandie

Coproduction Coopérative 326 ; Le Granit - Scène nationale de Belfort ; MC 93 Bobigny - Maison de la culture de la Seine-Saint-Denis, ; le Théâtre du Muselet – Scène nationale de Châlons-en-Champagne ; la Maison de la culture de Bourges ; l'Espace Jean Legendre - Théâtre de Compiègne ; Le Carreau – Scène nationale de Forbach et de l'Est mosellan ; L'Onde - Espace culturel de Vélizy et Villacoublay ; le GMEM - Centre national de création musicale de Marseille ; l'Université de Technologie Belfort-Montbéliard (UTBM) laboratoire des systèmes et transports


Avec le soutien du Conseil régional de Franche-Comté, du DICREAM, du CCAS, de la SPEDIDAM. En compagnie de l'Adami.


Extraits Presse
"Drôle de titre pour une non moins insolite création. L'amour serait-il l'ultime antalgique contre le grésillement exaspéré de cette modernité qui déchire les nerfs ? Peut-être. C'est en tout cas une des questions que jettent Jean Lambert-wild et Jean-Luc Therminarias. Ou un espoir. (...) Ce que je vis aujourd'hui me bouscule, je voudrais en proposer sur scène une vision poétique, explique Jean Lambert-wild. En utilisant la technologie, il esquisse en tout cas une réponse poétique à cette interrogation fondamentale : comment, avec les moyens actuels, le théâtre peut-il raconter les histoires autrement ?" (Gwénola David, La Terrasse, juin-juillet 2003)

"Crise de nerfs - Parlez-moi d'amour diffuse la parole d'un être figé d'effroi mais nullement résigné. Un être qui tente de survivre dans cet univers en plein naufrage : prêt à jeter son corps dans la lutte, fort de ce scaphandre, cette deuxième peau qui le protège." (Sabrina Weldman, Beaux-Arts Magazine, juillet 2003)

"Il faut enfin signaler, car on pourra le revoir, à Marseille au festival du GMEM, à Bobigny et dans d'autres lieux, l'incroyable force du spectacle de Jean Lambert-wild (texte et mise en scène) et Jean-Luc Therminarias (musique) : Crise de nerfs - Parlez-moi d'amour. Comment aller chercher l'humain au sein du désespoir et de l'enfermement au fond de soi, comment aller faire lumière de la noirceur absolue, comment faire amour de la solitude glacée, voilà quelques-unes des questions que ce spectacle nous jette à la face sans qu'on ait la moindre échappatoire. Rarement un spectacle aussi ancré dans le monde d'aujourd'hui se sera avéré aussi totalement nécessaire, vital même. Un tel spectacle, c'est l'espoir du théâtre vivant mis sur scène." (Marc Bachaud, L'Humanité, 26 mars 2004)

"Les mises en scène de Jean Lambert-wild constituent des curiosités dans le paysage théâtral. Elles étonnent par le détournement poétique de la technologie (système 3D, informatique à capteurs sensoriels...) (...) L'éclairage tombe d'un ciel putatif comme au fond d'une oubliette ou d'un puits, à travers un catafalque endeuillé, de velours noir. Le logiciel baptisé Marsyas, en mémoire d'un orgueilleux rival qui fut pour sa peine égorgé par Apollon, agrémente de dix-huit jets aléatoires d'encres colorées la bulle à double paroi qui isole et auréole l'actrice. Cette esthétique altère la réalité : elle met dans un état de sensation hors du commun celui de l'enfance devenue consciente. La réalité ordinaire apparaît alors comme un surplus anachronique, fictionnel, qui masque le présent - la présentation des choses. Chacun devine que le temps du réel est celui des rêves et, qu'éveillé, il demeure exilé, en quête d'extase ou de paradis perdu." (Mari-Mai Corbel, Mouvement, mars-avril 2004)

"Cette femme, entre la vie et la mort, proche par la voix et si distante, éloignée par les voiles qui l'entourent et la masse de verre qui enserre sa tête, est comme une apparition mystique. À la seule différence près, mais pas des moindres, que l'humanisme remplace ici le religieux." (Hervé Pons, La Tribune, 11 juin 2004)

"Derrière un attirail insolite, soumis aux potentiels terroristes de nos technologies contemporaines, une patiente impotente, plutôt jeune - sa parole divulguée est perçue à la fois comme étouffée et étrangement sonorisée -, gît sur un lit blanc d'hôpital. Une image pour Tintin Objectif Lune si ce n'est que les connotations de ce paysage futuriste et dévasté de solitude apparaissent comme rattrapées par la fatalité. Un être à la souffrance excessive est partagé entre la vie et la mort, écartelé par des forces à la fois antithétiques et proches qui font de lui une proie sans défense. (...) Le public, pris de compassion, souhaiterait arracher de ce corps en perdition, la combinaison souple de scaphandrier, une panoplie médicale pour grands. (...) Une vision sentimentale, mélancolique et catastrophique de l'expérience humaine où l'on ne sait plus qui l'on est à trop vouloir empêcher l'expression de soi. Au prix de la vie." (Véronique Hotte, La Terrasse, juin-juillet 2004)


Autour du spectacle
Atelier Jeu journalistique
Vendredi 15 et samedi 16 mai 2009

Animé par Jean-Pierre Han, journaliste de théâtre, directeur du syndicat professionnel de la critique, rédacteur en chef de Frictions théâtres-écritures, rédacteur en chef du Carneum.
Il s'agira toujours d'un travail d'argumentation et d'écriture à partir d'un spectacle et qui se déroulera sur la même base que l'année passée :
• Jean-Pierre Han intervient et pose les règles du jeu. Il commande le texte critique.
• Les participants assistent au spectacle.
• Ils rédigent chez eux leur critique.
• Ils travaillent ensemble sur les textes produits (critique de la critique).
• L'atelier peut éventuellement se clore par une discussion avec le metteur en scène et/ou l'auteur.

Pour tous renseignements et inscriptions, contactez Virginie Pencole au 02 31 46 27 31 ou par mail.



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