En attente

Adaptation de Stabat Mater et Passion selon Jean d’Antonio Tarantino
Editions Les Solitaires Intempestifs
L’Arche est agent théâtral des textes représentés
À partir des traductions de Michèle Fabien et Jean-Paul Manganaro avec l'aide de Morena Campani

Mise en scène et adaptation : Frédérique Loliée

distribution

Avec Evelyne Didi, Charlotte Clamens, Yann Boudaud, Pascal Tokatlian

Regard final sur l’adaptation Brigitte Buc
Assistanat mise en scène Maybie Vareilles, Philippe Marteau

Son & musiques Teddy Degouys
Guitare Alexandre Bertin

Décor & lumières Yves Bernard
Régie générale & lumières Gaëlle Fouquet
Costumes Laure Mahéo
Coiffures Chantal Gabiache
Construction des décors Philippe Cottais

Production
Les Lucioles - Rennes
Cie Robert Trenton - Mézilles

Co-production
Théâtre la Paillette, Rennes
Comédie de Caen - CDN de Normandie

Avec le soutien
Ville de Rennes Résidence au Théâtre Guy Ropartz, Région Bourgogne - Franche Comté, Région Bretagne,
Département de l’Yonne, Département d’Ille-et-Vilaine, Ministère de la Culture et de la Communication.

Que seraient Jésus, Marie et l’apôtre Jean aujourd’hui ?

Antonio Tarantino imagine ces figures bibliques attendant dans un dédale d’administrations.
Jésus est devenu électricien, schizophrène, interné depuis 20 ans à l’asile, il attend sa carte d’identité. Il est accompagné par Jean, infirmier, son témoin, qui doit faire face à tous les problèmes concrets de ce chemin de croix moderne. Il y a la femme de l’administration qui occupe tous les postes, parce qu’il y a une épidémie, des congés maladies. Et Marie qui recherche son fils, il s’appelle aussi Jésus, recherché pour des histoires politiques, il a disparu.

Vivant d’aides, de petits salaires, de système D, ils font tous partie des classes pauvres. Ils frôlent l’exclusion en attaquant ceux qui y sont, affrontant tout à partir de leur expérience de vie – les grands thèmes comme les clichés – et c’est drôle parce que c’est provocant, parce que leurs explications du monde prennent des raccourcis qui les dépassent eux-mêmes, parce qu’il y a des inventions jubilatoires dans l’oralité : ils parlent une langue toute cassée, avec des syntaxes impossibles, et comme avec le reste ils se débrouillent avec. Il y a des choses qui brillent avec rien, des enluminures toujours possibles.

Frédérique Loliée