Vera

de PETR ZELENKA

Traduction ALENA SLUNECKOVA
Version pour la scène de PIERRE NOTTE

distribution

Mise en scène ÉLISE VIGIER et MARCIAL DI FONZO BO
assistés d’ALEXIS LAMEDA-Waksmann

Avec KARIN VIARD, HELENA NOGUERRA, LOU VALENTINI, RODOLFO DE SOUZA, PIERRE MAILLET, MARCIAL DI FONZO BO

Scénographie MARC LAINÉ et STEPHAN ZIMMERLI
Lumières BRUNO MARSOL
Son MANU LÉONARD
Costumes ANNE SCHOTTE
Perruques CÉCILE KRETSCHMAR
Films réalisés par NICOLAS MESDOM
Vidéo ROMAIN TANGUY et QUENTIN VIGIER
Chanson de Vera, paroles et musique PIERRE NOTTE arrangements ÉTIENNE BONHOMME
Petr Zelenka est représenté par Aura-Pont S.R.O. Prague, Czech Republic

Décor construit par les ateliers de la Comédie de Caen
sous la direction de BENOÎT GONDOUIN
Peinture, décoration PATRICK DEMIÈRE
Machinistes constructeurs OLIVIER BAUDEQUIN, ALEXIS CLAIRE, PIERRE-AMAURY HERVIEU, ALIZÉE GOUDARD, MARIE LELIÈPVRE, DAVID LE MERCIER, LAURENT MANDONNET, DAVID MARAIN, SERGE TARRAL

Et l’équipe de la Comédie de Caen MOEREN TESSON, CLAUDIO CODEMO, LOUIS SADY, PHILIPPE PETIT, BAPTISTE GALAIS, ANTOINETTE MAGNY

Remerciements à Michel Drucker et toute son équipe, Jean-Pierre Conraud-La Pierre d’Orival, la Ville de Noisy-le-Grand et le Palacio d’Abraxas, Odile Massart du Théâtre des Lucioles et Michèle Barry-Bénard.

Production déléguée Comédie de Caen-CDN de Normandie.
Coproduction Théâtre de la Ville, Théâtre des Célestins-Lyon, Anthéa-Théâtre d’Antibes, Théâtre de Nîmes-scène conventionnée pour la danse contemporaine, Scène nationale d’Albi.
Avec le soutien du Cenquatre-Paris, Théâtre National de Chaillot et l’Avant Seine-Théâtre de Colombes, le Théâtre des Lucioles.
Avec le dispositif d’insertion de l’Ecole du Nord, soutenu par la Région Hauts-de-France et la DRAC Nord-Pas de Calais-Picardie.

Marcial Di Fonzo Bo : Petr Zelenka fait une peinture démesurée d’une époque, une fresque de notre monde actuel et de son néo-libéralisme sans frein. (…)

Élise Vigier : Ce texte fait aussi penser à certains films de Fassbinder, Le Secret de Véronica Voss par exemple, un monde exposé, brillant, celui des stars,
qui cache le plus sombre, le plus pourri, derrière la fine pellicule de l’image. C’est comme un scénario, une matière à situation, pour les acteurs.

M. D. F. B. : La trame est assez simple : Vera est directrice d’une agence de casting pour acteurs de cinéma et de télévision. Au sommet de sa carrière,
Vera décide de faire fusionner son agence avec une importante agence anglaise, dans un but de développement lucratif évidemment, mais aussi
par un incontrôlable désir de puissance. À partir de ce moment, on suivra la chute libre de Vera, la perte vertigineuse de chaque partie de sa vie,
professionnelle, familiale, intime. Avec un « effet zoom » sur ce personnage, Petr dévoile le « hors champ » qui n’est autre que l’image de notre société
individualiste.

É. V. : On est dans une réalité exagérée, un monde clos qui s’autodétruit, qui s’étouffe lui-même. Par l’exagération qu’il donne aux situations,
l’omniprésence de la mort ou le comique de chaque scène, Zelenka donne une dimension onirique au récit. Nous sommes dans une fable, et on sait dès
le début que quelque chose va dérailler, s’écrouler.
L’assurance de Vera, sa totale autosatisfaction, son sentiment de puissance et de maîtrise absolue nous laissent présager une catastrophe à venir. La
comédie laisse des morts derrière elle. Il y a d’ailleurs dans la pièce et en République Tchèque une prairie à côté des cimetières où l’on disperse les cendres des défunts, c’est à cet endroit qu’à la fin de la pièce viendra dormir Vera, devenue sans domicile fixe. Par le biais de la comédie, cette pièce raconte la fin d’un système arrivé à son point culminant et qui ne pourra pas aller plus loin, qui ne pourra que chuter pour ensuite, pourquoi pas, se transformer et renaître de ses cendres.

Propos recueillis par Guillermo Pisani
Septembre 2015