Anticorps

Commande d’écriture : Magali Mougel
Mise en scène : Maxime Contrepois

distribution

Avec : Dan Artus, Adeline Guillot, Judith Morisseau et Jules Sagot
Scénographie : Margaux Nessi
Création lumière : Diane Guérin
Création sonore : Baptiste Chatel
Création vidéo : Thomas Rathier
Perruques / maquillage : Judith Scotto le Massèse
Régie générale : Félix Dhénin
Assistante à la mise en scène : Joséphine Supe
Production / Diffusion : Léa Serror - Copilote

Coproduction : Théâtre National de Bretagne / Rennes , CNDC-Théâtre Ouvert (avec le soutien de la Région Ile-de-France), Comédie de Caen - Centre Dramatique National, Comédie de Reims - Centre Dramatique National et Copilote.
Avec le soutien de la Région Bourgogne - Franche-Comté et de la SPEDIDAM. La SPEDIDAM est une société de perception et de distribution qui gère les droits des artistes interprètes en matière d’enregistrement, de diffusion et de réutilisation des prestations enregistrées.
Accueil en résidence dans le cadre de l’Ecole Pratique des Auteurs de Théâtre à Théâtre Ouvert - Centre National des Dramaturgies Contemporaines, à L’Aire Libre en partenariat avec le Théâtre National de Bretagne / Rennes et à Confluences.
La création de cette oeuvre bénéficie du Prix Jeunes Talents Côte-d’Or - Création Contemporaine et donc à ce titre d’une aide du Conseil Départemental.
Ce projet est construit dans le cadre de l’aide au compagnonnage du ministère de la Culture et de la Communication – DGCA, en collaboration avec Jean-François Sivadier et la compagnie Italienne avec Orchestre.

Traquer l’irruption de la vie dans l’ordre des convenances, chercher la vérité fragile des gestes, découvrir des vérités cachées, rendre visible ce qui est précisément visible, faire apparaître ce qui est si proche, si immédiat que nous ne le discernons pas, faire voir ce que nous voyons. Percevoir une réalité, s’y inscrire, la pervertir par sa présence jusqu’à la réinventer : ne pas renoncer à la vie alors même qu’on la documente.
Le théâtre que je cherche à produire procède d’un double mouvement : il tire ses réactions de la vie et prend position par rapport à elle. Il doit se nourrir de l’instant, vivre de l’enthousiasme et procurer du plaisir. Il naît des circonstances présentes, s’enracine dans la vie quotidienne et tente de mettre en jeu des textes, de mettre en relation des formes qui font exister le théâtre comme un lieu politique.
Après avoir mis en scène Erwin Motor, Dévotion de Magali Mougel, je poursuis avec elle mon envie de radiographier les mécanismes qui broient les relations entre les êtres, qui nous poussent à rester à la surface du monde, à vouloir cacher l’obscène, à s’accommoder des scandales, à accepter les brutalités, les inégalités, les injustices ; donc à les favoriser. Au fond, ce qui me tient, c’est d’inventer des espaces à l’intérieur desquels on puisse explorer cette question politique essentielle : comment s’emparer de son destin ?